Ce week-end évènement attendu pour ce pauvre Scal en retraite jeune, un dimanche tricolore que j’aurais préféré vert jaune rouge, pour ne
pas penser à la blancheur du rouge coco qui rend bleu marine. Faire l’amour au réveil, aller chercher des croissants et un bouquet de tulipes, un bouquet de roses si sa compagne rêve de Flamby,
de cactus si elle bande pour les postiers révolutionnaires, ou racheter la boutique du fleuriste si elle désire un homme blanc viril avec un vrai travail. En deux mots, journée pourrie programmée
avec mon activité de »gagne 2 sous », de saltimbanque des mots, de nouvelle star de ma cage d’escalier. Et non, comme disait un humoriste présidentiable en son temps, la France a besoin
de moi, qu’elle ne m’attende pas je serais un peu en retard. Aujourd’hui, quelle triste journée. Il va falloir choisir entre Sarkollabo, Hollandof Freedom, et …Adam Yauch. J’ai déjà fait mon
choix ce matin. Platine sur On, une bonne galette des Beastie Boys comme déjeuner, et Yop, les bureaux seront clos bien avant d’y voir apparaitre mes sneakers de vieux rappeur contestataire du
parti des grandes gueules.
Non, je ne voterais pas. J’entends déjà la volée de bois verts de nos citoyens de tout bord criant à l’infamie de mon irresponsabilité sociale, les mêmes qui se découvrent un engagement politique
2 fois tous les cinq ans, qui ont voté extrême droite intimement et ont déclaré avoir soutenu Hollande dans les soirées branchouilles. Les mêmes qui redonnent leur smic à l’état sans demander de
comptes et proférant que les indésirables sont des fainéants qui gagnent plus qu’eux. Les mêmes qui interdisent le voile et enferment leurs compagnes derrière leur footballs, leurs tunings et
autres soirées country.
Les mêmes qui ne vont pas boire une pression chez des patrons de bar homos, qui se font tatouer
la Svatiska en prétendant que c’est un symbole indien de paix, qui trouvent les arabes sympas lorsqu’ils se font servir un jaune par un employé sous-payés dans un hôtel open bar de Djerba. Les
mêmes qui iront voter vers 11h45 espérant croiser un pote à la sortie du bureau pour sans jeter un et prendre le hasard des rencontres comme prétexte à une arrivée dominicale tardive devant les
petits pois et le poulet, d’origine française bien sûr. Les mêmes 18 pour cent qu’il y a deux semaines et leurs camarades qui ont opter pour un vote moins radical parce qu’ils n’ont pas eu les
couilles de libérer la bête qui sommeille en deçà de la morale catholique bienpensante inhérente aux bonnes valeurs démoniocratiques de notre sacro-sainte république chérie.
Je ne voterai jamais sur les cendres de la
démocratie. Et, quoique l’on en dise, c’est un acte civique. Chaque jour, des personnes de bonnes volontés se battent pour que les choses changent, partout. On les appelle les humains, les
volontaires, les associations, les artistes, les gens de proximité. Croire en l’humain comme système organique et pensant plutôt qu’à le considérer comme outil d’un système…
Moi, président, je ne laisserai jamais quelqu’un
dormir en bas de chez moi, je le mettrais dans la rue de derrière pour que cela n’indispose pas mon trottoir.
Moi président, j’épouserai une femme noire, elles font tellement bien le ménage et ne proteste pas quand tu
les forniques dans tous les sens si elles n’ont qu’un titre de séjour.
Moi président, je ferais payer 200 pour cent d’impôts aux
pauvres pour que mon Crew soit de plus en plus riche.
Moi président, je nommerai David Guetta, ministre de la
culture, Dieudonné, ministre de l’immigration choisie, Doc Gyneco , ministre du travail, Nadine Morano aux arts et lettres, Rachi Dati au ministère de la mode et du moove, jean marie au ministère
des énergies polluantes renouvelables, Eric Zemmour au ministère de l’humour (avec Bigard secrétaire d’état), David Douillet au ministère du travail fictif, Gérard un par un au ministère du
cinéma de droite, mon pote dont je ne citerai pas le nom, au ministère des opiacés et autres dérives, Nicolas au ministère des avions qui coutent plus que la peau d’un million de peau de couilles
réunies, et, moi- même, 1 er ministre, car on est jamais aussi bien servile que par soi-même…
Moi président, je ne dirais pas aux gens, votez pour moi, mais votez
pour vous….
Johnny Halliday, prophète de nos temps futurs avait prévenu : la liberté faut la payer (en
suisse ?), quel saint homme Sarkoziste d’aujourd’hui, Hollandiste dès demain .Tu avais raison marchand de lunettes, accepte une paire, la deuxième arrive, gratuite, et directement entre les
fesses. La liberté est en fait, de garder son dimanche à aimer ses proches et de ne pas aller voter, en toute conscience, à se dire qu’entre deux daubes, on est heureux de ne pas avoir eu à
cautionner celle qui sent la moins pire…
Il y a deux jours mourrait Adam Yauch, MCA pour les intimes, le
bassiste des Beastie Boys pour quelques autres, un maitre pour les aficionados. Je me souviens de let’s have a party, de sure shot, de Sabotage et d’Hello Nasty.Je me souviens de l’époque ou
pollués par des Culture Club et autres parasites Flashy, un gros son de basse nous arriva direct in the face de New-York, nous poussant à aller se procurer K-Way’s et casquettes, et de commencer
à tourner sur le dos, un poste de deux kilomètres à l’oreille, éclaté à découvrir un nouveau phénomène multiculturel qui allait tout emporter sur son passage, jusqu’à aujourd’hui : le Hip
Hop. QAujourd’hui un maitre est parti poser ses sons devant Mc Saint-Pierre.Ca doit jiver Grave là- haut.Et ce n’est pas deux Dj’s pourris aux airs de nationalisme éculé qui y changeront quoi
que ce soit. Les mèmes, encore une fois, découvriront les Beastie Boys comme ils ont appris que Bertrand s’appellait Cantat.
Allez, tous aux platines devant les mairies, un peu d’éducation bordel.
Et remettez vos chemises de bucherons et vos parkas Cgt, demain nous serons peut-ètre de Gauche.Et le monde
sera merveilleux…vermeilleux devrais-je dire.
RIP Adam et merci pour ta contribution terrestre, c’est un peu grace à des gens comme toi que j’ai gagné mon
dimanche…
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